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- Manifeste d’une Créatrice qui Résiste au Lissage du Monde
Je suis créatrice de bijoux d’art. Chaque pièce est unique, façonnée à la main de A à Z, du métal nu jusqu’à la dernière courbe. Je découpe, je forge, je martèle, j’émaille. Je façonne aussi les apprêts, en matériaux nobles et précieux. Chaque bijou que je crée est pensé comme un fragment d’âme : un éclat, une vibration, une trace sensible du vivant. Mais mon geste ne s’arrête pas là. Quand ce n’est pas le cuivre, c’est la fibre qui parle sous mes mains. Je travaille la laine depuis la toison brute jusqu’au produit fini, et c’est avec cette même exigence que je me tourne vers l’aquarelle, l’encre, la gravure sur lino, la photographie ou la peinture à l’huile. Car au fond, c’est toujours le même fil qui traverse mes pratiques : celui d’un art du temps, de la matière et du sens. Chaque création est le fruit d’un temps long, d’un savoir, d’un feu intérieur. D’une recherche profonde, d’une réflexion silencieuse, parfois invisible mais toujours essentielle. C’est une conversation entre la main et la matière, un dialogue entre la tradition et ma voix. Créer, c’est connaître la matière, ses caprices, sa mémoire. C’est aussi chercher, innover, recommencer, changer de technique, et parfois… tout rater. Ce n’est pas surfer sur une tendance. C’est accepter le lent, le risqué, l’exigeant. Et pourtant, bien souvent, le vrai travail s’efface derrière la mise en scène, le prix devient l’argument, et l’exigence… suspecte. Oui, on me dit parfois que mes bijoux ou mes laines sont “chers”. Et je vois, posés à côté des miens, des objets faits à la va-vite, conçus avec des matériaux venus de l’autre bout du monde, où le respect de l’humain comme de l’environnement est, disons-le, plus que douteux, vendus sous la même étiquette : "fait main". Je rêve d’un monde où le mot créateur retrouve sa densité. Où les marchés, les boutiques, les événements opèrent une sélection claire, sincère, assumée. Pas pour exclure par élitisme, mais pour protéger le vrai, le lent, le rare, le juste. Un label clair. Une éthique lisible. Une charte visible. Ce serait la moindre des choses pour celles et ceux qui donnent tant d’eux-mêmes à chaque création. Je ne suis pas la seule. Nous sommes nombreux à faire le même constat, en silence. À tenir nos gestes droits malgré le tumulte. Pour que le public puisse choisir en conscience. Et pour que les vrais créateurs cessent de se sentir honteux de leur exigence. Je ne baisserai pas la lumière de mon feu pour qu’il rentre dans la norme. Je continuerai à créer, comme je vis : avec sincérité, complexité et âme. Nous avons besoin de vous pour faire entendre nos voix. Partagez, amplifiez, semez nos mots comme des graines de changement !
- Naissance d’un fil – Robin & Gaston
Le 8 mai dernier, dans une prairie du Jura, la tondeuse a vrombi. Les moutons de Mathieu ont été tondus un à un, dans une sorte de danse silencieuse entre le tondeur et l’animal.Un geste fluide, ancien, précis — un corps à corps sans violence, juste un rituel de saison. Ce jour-là, j’ai trié avec soin et récupéré une partie des toisons. Elles étaient encore chaudes du dos des bêtes, pleines de foin, de petites brindilles et d’odeur de suint.Depuis, une partie a été triée, lavée, puis aujourd’hui cardée et filée. Juste après le tri, encore empreinte du troupeau La laine, encore grasse, est passée entre mes mains, mèche après mèche. On la sent vivre entre les doigts, même trempée, même essorée. Elle s’ouvre, elle murmure. Et peu à peu, elle se laisse apprivoiser. Sous la cardeuse, le nuage s’ordonne. Structure et densité : premier façonnage Les nappes se forment, moelleuses, feutrées, denses et aériennes tout à la fois. Nappe prête à filer – entre outil et matière Puis vient le rouet, celui dédié aux apprentissages à l’atelier. C’est sur lui que le fil a pris forme aujourd’hui — un fil encore irrégulier, mais déjà habité. Il est le tout premier. Le tout premier fil 100 % Petite Montagne , de l’élevage à la transformation. Et surtout, le tout premier à porter un nom. Entre les doigts, la matière se tend Ce fil s’appelle Robin & Gaston , comme un clin d’œil tendre aux deux fils de l’éleveur, Mathieu. Il inaugure une série de fils locaux, transformés à l’atelier, chacun baptisé d’un prénom, d’un lieu, d’un lien. Parce que derrière chaque mèche, il y a une histoire. Et derrière chaque fil, un visage. L’instant d’équilibre entre tension et douceur Il est vivant. Il sent encore un peu le suint. Et il tisse déjà, en silence, un lien entre le territoire, les bêtes et les mains.
- Dans l’ombre des pierres, la lumière du geste
Marché à l’abbaye de Baume-les-Messieurs – 31 mai 2025 Hier, mes créations ont quitté l’atelier pour s’installer, le temps d’un souffle, dans le cloître de Baume-les-Messieurs.Une abbaye millénaire posée là comme un secret, entre falaises et silence, dans un écrin où la pierre semble elle-même retenir son souffle. Le clocher de l’abbaye de Baume-les-Messieurs, veillant sur les falaises. Entre ciel et pierre, il dresse sa silhouette singulière, écho d’un temps immobile. Le marché était là, à ciel ouvert, dans le murmure des voix et des pas sur les dalles. Autour de moi, des artisans venus d’ici et d’ailleurs, des regards curieux, des enfants qui couraient entre les étals comme des abeilles ivres de printemps. Le clocher dentelé de Baume-les-Messieurs, découpé dans le bleu. Comme un éclat d’architecture dressé entre la roche et le ciel, il semble murmurer aux hirondelles de passage. Baume-les-Messieurs, enlacée par les falaises. Les toits anciens, les ombres douces et l’église en veille… Tout ici semble prêt à écouter le chant du silence. Et mes bijoux… mes laines folles, mes gravures et mes cartes postales, déposés comme des offrandes. L’atelier en plein air, sous les arbres de Baume. Gravures, cartes postales, tableaux en émail… Offrandes d’atelier déposées à la lumière, prêtes à rencontrer des mains curieuses. Il y avait dans l’air ce quelque chose de rare que j’aime : un dialogue muet entre le lieu et la main.Chaque pièce semblait résonner autrement dans ce décor. Le cuivre prenait des reflets plus profonds, les émaux jouaient avec la lumière ancienne, les fibres dansaient au vent comme si elles avaient toujours appartenu au paysage. Ânes sur terrasses, entre pierres sèches et lumière d’herbe. Comme sortis d’un autre temps, ils broutaient doucement les pentes, gardiens tranquilles du paysage jurassien. Vue depuis mon stand, à l’ombre de la falaise. Le village semblait s’éveiller dans un bain de vert et de ciel. Créer ici, c’était tisser en silence avec le paysage. J’ai parlé de feu, de gestes, de lenteur. J’ai écouté vos histoires aussi, vos questions, vos sourires, vos silences.Et je suis repartie le cœur plein. Merci à celles et ceux qui sont venus, à celles et ceux qui viendront peut-être, un jour, sans savoir encore ce qui les attend.Merci à Baume, pour sa beauté qui ne s’épuise pas. L’atelier reprend son souffle, les mains retrouvent le rythme.Mais ce genre de journée laisse une trace. Une belle.Comme un éclat d’émail dans une fissure ancienne. 📍 Pour me retrouver bientôt en chair, en cuivre et en fibres : suivez les prochaines dates à venir !Et si le Jura vous semble trop loin, il reste ce lieu sans distance qu’est la boutique en ligne ... qui sera mise à jour prochainement. À bientôt, ici ou ailleurs.
- Feu de cuivre, toisons en promesse et instants suspendus - Carnet de bord -
Arinthod, semaine du 19 Mai au 24 mai 2025 Il y a des semaines où l’on file. Et d’autres où l’on forge.La mienne a été une traversée de feu, de métal, de gestes répétés jusqu’à l’oubli de soi. Le rouet est resté silencieux dans son coin, patient.Mais l’atelier, lui, s’est mis à vibrer sous les coups du marteau, le crissement de la lime, le sifflement du chalumeau.J’ai façonné, soudé, percé, ajusté. Le cuivre a parlé. Et j’ai écouté. Modules de cuivre martelés, percés, en attente de transformation. extures en gros plan – la peau du cuivre après la forge. Des bijoux sont nés — pas un à un, mais par grappes entières.Des modules martelés comme des totems d’un langage ancien.Des volumes rugueux, percés comme des partitions secrètes.Et les premières couches d’émail sont venues danser sur le métal, entre incandescence et patience.Les perles de verre ont fondu, se sont figées dans la matière,et m’ont soufflé cette étrange certitude : il n’y a pas de hasard dans la brûlure. L’émail et les perles de verre fusionnent, marquant la dernière étape du rituel. Pendant que mes mains s’agitaient, le fil, lui, attendait son heure.Pas de filage cette semaine — non par oubli, mais par débordement. Une bobine pleine : image d’un filage passé, comme un souffle en attente. Et pourtant, il y a eu laine.Il y a eu toisons.J’ai quitté l’atelier un instant pour retrouver ceux dont le regard vous traverse comme une énigme : les lamas et les alpagas. Un lama, l’œil profond, le souffle tranquille. Trio d’alpagas paisibles, laine brute et regard curieux. Leur laine est encore brute, lourde, ancrée de terre, de vent et de ciel.Elle sent la bête, le pâturage, le vivant.Elle est promesse. Elle est matière en veille. Bientôt, mes mains reviendront à elle.Elles la laveront, la carderont, la fileront peut-être un matin de pluie.Mais pour l’instant, je garde ces toisons comme on garde une lettre qu’on n’a pas encore ouverte :avec respect, curiosité… et un peu d’émotion. Et pendant ce temps, le chat a trouvé refuge dans un panier de toisons de moutons, triées et lavées.Il s’y est roulé comme dans un nid, puis s’est endormi, profondément.Un sommeil de confiance. Une pause dans le tumulte des objets en devenir. Le veilleur de toisons. Tout est dit. Il y aura d’autres semaines. D’autres fils.Mais celle-ci fut feu.Et c’était beau ainsi.
- La matière comme langue – Carnet de bord -
"Le bijou commence là" Il y a des langues qui ne s’écrivent pas,des langages anciens qui passent par les mains,par la chaleur, la texture, le poids d’une fibre ou le chant sourd du métal. Cette semaine, à l’atelier, j’ai tendu l’oreille.Pas vers le tumulte du monde, mais vers ce que disent les matières.Ce qu’elles murmurent, ce qu’elles résistent, ce qu’elles acceptent. "Cylindres de mémoire" Le cuivre m’a parlé de mémoire.Sous le marteau, il chante, mais il ne ment pas.Il garde les traces, les cicatrices, les anciennes vies qu’il a portées.Je les écoute. Et je compose avec.Bijoux telluriques, forgés dans l’oubli et la renaissance. Les fibres, elles, chuchotent des sortilèges.Elles ne crient jamais.Elles enveloppent, réconfortent, se laissent filer entre les doigts comme des pensées sauvées du vent.Chaque nappe est une rêverie, chaque fil, un souffle.Le rouet tourne et c’est le monde qui ralentit. "La ponctuation du bijou" Et puis, il y a les apprêts. Ces détails qu’on croit invisibles.Les crochets, les tiges, les cercles minuscules…Moi, je les façonne un à un.En argent ou en or laminé, mais surtout avec le souci du juste, du fait-main, de l’intention.Car un bijou commence là : dans ce petit geste invisible, mais sincère. "Cartographie de l’atelier vivant" Travailler la matière, pour moi, ce n’est pas seulement produire.C’est converser.Avec elle. Avec ce qu’elle a vécu. Avec ce qu’elle me permet de transmettre. La matière est ma langue.Et chaque pièce, un fragment de phrase.
- Martelage cuivre : Le bruit du marteau, le silence du cuivre - Carnet de bord -
Il y a des sons qui racontent une histoire. Des sons anciens, presque enfouis dans la mémoire des gestes. Le martèlement du cuivre en fait partie. C’est un langage brut, percussif, sans mots — un appel à la matière et à ce qu’elle contient de réticence, de force, de patience. « Premier dialogue. Le cuivre oppose sa résistance, le marteau insiste, la main ajuste. Chaque frappe est un mot, chaque silence un souffle. C’est là que naît la forme. » Cette semaine, l’atelier a vibré au rythme de ce dialogue. Le marteau a pris la parole, et le cuivre a répondu — non pas par des mots, mais par ses courbures, ses résistances, ses cédés soudains. C’est un échange primitif, profondément physique. Il faut être là tout entier : les pieds ancrés, les épaules détendues, l’oreille à l’écoute. Car chaque frappe compte. Trop faible, elle sonne creux. Trop forte, elle blesse. Il faut trouver la justesse, le point d’équilibre entre la tension et l’abandon. « Deux éclats de cuivre, encore chauds du geste. Chaque frappe a laissé sa trace, chaque reflet est un témoin de la matière en transformation. » Dans cette attention, un silence s’installe. Un silence particulier. Dense, vibrant. Le cuivre ne dit rien, mais il témoigne. Il garde en lui la trace de chaque impulsion, la mémoire des gestes inscrite dans la chair du métal. Il devient, à force de coups, un récit à porter. Une parure habitée. « Le cuivre a parlé, le foret a répondu. Ces perforations minuscules ne sont pas des détails : ce sont des ouvertures, des souffles à venir, des promesses d’assemblage. » Cette semaine, j’ai travaillé sur une nouvelle variation de la série Pan . Des boucles d’oreilles plus affirmées, plus denses, comme si la matière elle-même avait gagné en intensité. Plus de textures, plus de creux et de reliefs, plus de couleur aussi – mais à l’état brut, encore en friche. Le cuivre y parle fort, sans fard, avec ses éclats et ses rugosités. Avant même l’émail, il impose son rythme. Ces pièces racontent quelque chose d’instinctif, presque sauvage. Une force souterraine qui remonte à la surface. « Chaos ordonné. Ici, les supports de cuisson, les grilles brûlées et les ombres croisées racontent l’envers du décor. L’émail laisse ses traces, la chaleur forge des paysages inattendus. » L’atelier, lui, garde les traces du passage. Un établi qui s’encombre de fragments, de poussières cuivrées, de papiers tachés. Les outils s’alignent comme des témoins discrets, et au milieu du désordre, une forme émerge. Encore inachevée, presque secrète. Il faudra encore du temps, encore des gestes. Mais déjà, elle est là, en suspension. « Trois fragments. Trois voix. Chacune porte une couleur, une mémoire, une transformation. Le feu a dit son mot, le cuivre s’en souvient. » Je voulais te partager cet instant suspendu. Ce moment où le métal devient peau. Où le bruit du marteau cède la place au silence du cuivre. Merci de faire ce voyage avec moi.
- Pan – Bijoux totem en cuivre recyclé, éclats d’une forêt intérieureêt
Prologue d’une collection enracinée Il y a dans les forêts des sons qu’on n’entend qu’avec la peau. Des bruissements d’ailes invisibles, des craquements de mémoire, des soupirs de cuivre et des battements de sève. Les boucles de l a collection Pan – Fragments de forêt ne sont pas faites pour simplement orner. Elles sont faites pour accompagner. Elles vibrent avec le corps. Elles chuchotent au creux de l’oreille des récits oubliés, ceux d’arbres centenaires, de pierres rouges, de mousses anciennes et de nuits sans nom. Chaque boucle est un bijou totem en cuivre recyclé Elles naissent d’un métal modeste et noble à la fois — du cuivre ancien, arraché à l’oubli. Tuyaux désossés d’un monde souterrain, ils reprennent vie sous les coups de marteau, soumis à la flamme, à l’acide, à la main. Chaque pièce porte encore la mémoire de son passé enfoui, mais métamorphosée en talisman, en offrande contemporaine. Le cuivre y est travaillé brut, marqué à même la peau du métal, comme on grave une histoire ou un nom. Il est chauffé, patiné, oxydé, puis parfois laissé nu, d’un éclat rougeoyant, presque sanguin. L’émail, lui, n’est jamais dompté. Il pleure, il se fend, il s’épanche, il éclate comme une vérité trop longtemps retenue. Ses couleurs surgissent, fongiques et organiques, comme les champignons d’une souche oubliée, comme les fleurs d’un rêve ancien revenu à la lumière. Chaque boucle est une offrande. Un totem. Un fragment de rituel. Une trace, un tambour, un talisman pour celle qui l’ose. Un objet à porter pour se souvenir, ou pour se perdre. Pour se relier à ce qui palpite, dans la terre et dans la chair. Bienvenue dans la forêt . Ici, les bijoux respirent, résonnent, et vous reconnaissent. bijoux totem en cuivre recyclé
- Bijoux en émail et artisanat d’art – L’atelier Emaux Emoi ouvre ses portes
Sous les arcades du temps Il y a des lieux qui ne surgissent pas d’un plan ou d’un calcul. Ils naissent lentement, dans le silence et le feu, entre les gestes oubliés et les matières brutes. L’atelier ÉMAUX ÉMOI est l’un de ces lieux. À la lueur de l’atelier Installé sous les arcades d’Arinthod, dans le Jura, ce petit atelier d’artisanat d’art est un espace de création où les bijoux en émail prennent vie. Ici, chaque pièce est façonnée à la main, dans une démarche éthique, respectueuse de l’humain et de la matière. Le cuivre y est martelé, texturé, émaillé à la flamme, parfois laissé brut, parfois éclatant. Le feu scelle, la couleur chante. Il ne s’agit pas seulement de bijoux : ce sont des traces sensibles, des fragments d’émotion, des talismans à porter. Entre lumière et silence Mais ÉMAUX ÉMOI ne s’arrête pas aux bijoux en cuivre émaillé. L’atelier est aussi un lieu de filage artisanal : des fibres naturelles, soigneusement choisies, sont transformées au rouet en fils précieux, souvent destinés à devenir des textiles uniques, tissés ou tricotés à la main. Chaque création est empreinte de lenteur, de geste, d’écoute. C’est un artisanat vivant, ancré dans le respect de la matière et du temps. L’atelier en action L’univers de l’atelier mêle ainsi bijoux en émail, créations textiles, photographie d’art, peinture et gravure. C’est un espace de croisements, où l’art premier et l’art brut rencontrent l’intime, le végétal, le minéral. Un atelier comme un refuge, un atelier comme un battement. Fragments de gestes et d’images Ce blog est né pour partager cette aventure. Ici, vous trouverez des récits de création, des fragments de vie d’atelier, des secrets de fabrication et des clins d’œil à celles et ceux qui inspirent. Il s’adresse à celles qui aiment le fait main, les matières vraies, les bijoux différents, les textiles qui racontent, les gestes anciens et les histoires sensibles. Le feu, les mains, le cuivre Ce blog, c’est la voix de l’atelier.Un lieu de partage, de coulisses, de fragments de vie et de création.J’y déposerai des pensées, des pas de côté, des traces du feu et des laines, des histoires de bijoux et de gestes oubliés. Celle qui veille, celle qui forge Bienvenue à l’atelier ÉMAUX ÉMOI. Bienvenue dans un monde où l’émail dialogue avec la lumière, où chaque bijou est un poème à porter, où chaque création artisanale porte un peu de feu et de soi. Merci d’être là, au tout début. Merci de pousser la porte. Le voyage ne fait que commencer... Christie – ÉMAUX ÉMOI
- "De L'Atelier du Chat Noir à Emaux Emoi : Un Voyage Créatif"
Parfois, il semble que l’encre ait séché, que les mots se soient dissous dans le temps qui file. Il est difficile de retrouver cette légèreté, cet élan de partage. Pourtant, il est temps, il faut réécrire, redonner vie aux mots, comme on ravive une flamme. Dans une autre vie, Emaux Emoi portait un nom tout autre : L’Atelier du Chat Noir . Beaucoup de choses ont changé depuis, et pourtant, l’essence demeure la même, profondément ancrée dans l'artisanat, la création, la beauté des matières. La vie nous réserve souvent des surprises, des rencontres inattendues, des moments lumineux mais aussi des ombres. Et chaque événement, chaque épreuve nous apprend à nous réinventer, à grandir. Il y a six ans, Le Chat Noir a migré vers un joli petit village du Jura : Arinthod . Un nom aux sonorités curieuses, n’est-ce pas ? Et pourtant, quel endroit magique, niché au cœur de La Petite Montagne. Lever du jour sur la Place de la Fontaine - Arinthod L’histoire d’Arinthod remonte à l’époque celtique, comme le témoigne la majestueuse Pierre Enon, un mégalithe encore présent à l'extérieur du village. Plus tard, l’époque romaine y laissa son empreinte, et c’est ainsi qu’on découvre la stèle gallo-romaine installée dans l’église du village. Arinthod était autrefois fortifié, protégé par un château dont il ne reste que des vestiges, une chapelle castrale et des remparts qui racontent une époque révolue. La Tour semble encore veiller sur l’endroit, témoin d’un passé médiéval où se dressait une demeure seigneuriale. Les arcades, la fontaine, l’église du XIIe siècle… tout ici respire l’histoire, le temps qui s’écoule lentement. Au XIIIe siècle, Arinthod était la propriété de Jean de Chalon, et au XVIe siècle, c’est un centre de fabrication de draps de laine, un lieu où les ouvriers chapeliers avaient leur place. Coïncidence ou jeu du hasard… Une fileuse qui atterrit dans un village où la laine est reine, un clin d’œil du destin ? Peut-être… Aujourd’hui, Arinthod est labellisé Cité de Caractère de Bourgogne-Franche-Comté. La Pierre Enon C’est ici, dans cette petite pépite de la région, que Le Chat Noir a posé ses valises de laines et de fibres, et bien sûr, son rouet ! Le rouet, qui pendant un temps, s’était paré de toiles d’araignées, a repris doucement du service. Et en juin dernier, c’est un véritable renouveau ! Mais avec l’arrivée à Arinthod, il fallait bien trouver une solution à l’envahissement silencieux de la vie par le matériel créatif. Car l'art a repris sa place ici, une place prepondérante , dans tous les sens du terme… chaque coin est devenu un espace de création. Et puis, une nouvelle technique est arrivée, comme un souffle d’inspiration : l’émaillage. De là est né un nouvel atelier, niché sous les arcades médiévales. Un endroit petit mais ô combien agréable, où la magie des matériaux rencontre la poésie du geste. Emaux Emoi prend ainsi vie dans ce lieu chargé d’histoire et de lumière. Un petit atelier, certes, mais avec une âme immense, prête à accueillir de nouvelles créations, de nouvelles rencontres, de nouvelles aventures. Echeveaux de Jacob Et en juin dernier, c’est un véritable renouveau ! De là est né un nouvel atelier, niché sous les arcades médiévales. Un endroit petit mais ô combien agréable, où la magie des matériaux rencontre la poésie du geste. Il accueille désormais, chaque semaine, des passionnées de tricot qui viennent, avec enthousiasme, apprendre, pratiquer, échanger autour des aiguilles, dans un esprit de partage et de convivialité. L’atelier se transforme alors en un espace de rencontre, un lieu de collaboration où la créativité se tisse à chaque entrelacs. L'atelier Emaux Emoi prend ainsi vie dans ce lieu chargé d’histoire et de lumière. Un petit atelier, certes, mais avec une âme immense, prête à accueillir de nouvelles créations, de nouvelles rencontres, de nouvelles aventures.










